Tanger à l’heure des 1ères Rencontres de la responsabilité sociétale de l’université marocaine

L’Université Abdelmalek Essaâdi (UAE) a organisé, lundi à la Faculté de médecine et de pharmacie de Tanger, les 1ères Rencontres de la responsabilité sociétale de l’université marocaine, sous le thème « Ensemble pour une vie universitaire inclusive et intégrée », et ce en présence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Abdellatif Miraoui.

La séance d’ouverture de cette manifestation s’est tenue en présence notamment de la présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Amina Bouayach, du Wali de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Mohamed Mhidia, du président de l’UAE, Bouchta El Moumni, et de personnalités scientifiques et académiques marocaines et étrangères.

Cette rencontre vise à construire une nouvelle approche de la vie universitaire sous trois angles différents mais complémentaires, à savoir la responsabilité sociétale des universités marocaines à travers les principes des droits de l’Homme, la responsabilité sociétale des universités: Etude comparative et analyse d’expériences positives, et les objectifs de la responsabilité sociétale et du développement durable dans l’espace universitaire.

S’exprimant à cette occasion, M. Miraoui a souligné que l’importance du rôle que joue l’université est indiscutable et se manifeste à travers la contribution continue des établissements universitaires à la formation des compétences de demain, et des chercheurs et penseurs qui participent au développement des capacités de créativité et d’innovation, précisant que le rôle sociétal de l’université consiste en sa contribution au rayonnement de la culture du dialogue, d’ouverture et de respect d’autrui, tout en prônant les valeurs d’intégrité, de transparence, d’égalité des chances et de mérite.

Toutes ces valeurs constituent la pierre angulaire qui renforce l’esprit de citoyenneté responsable et nourrit le sens civique et la culture d’appartenance à la patrie, a noté le ministre, affirmant que le contenu du Nouveau modèle de développement (NMD) ne se limite pas au renforcement de la qualité de la formation et la création des conditions favorables à la réussite du parcours des étudiants et à leur autonomisation, mais porte également sur les aspects liés à la gouvernance universitaire et à l’intégration des établissements d’enseignement supérieur dans leur environnement socio-économique, ainsi que leur ouverture aux niveaux régional et international.

Pour sa part, M. El Moumni a souligné que le thème de cette rencontre est d’actualité, compte tenu du rôle que jouent les universités dans le renforcement des compétences, la promotion des valeurs, le développement de la personnalité et le ravivement des idéaux communs aux Marocains, tels que stipulés dans la Constitution du Royaume.

L’Université marocaine est un levier fondamental pour faire face aux différents défis de développement national et un « laboratoire d’expérimentation » pour les divers enjeux du développement socio-économique, en plus d’être le mécanisme qui contribue le plus à la mise en oeuvre des grands projets structurants et du contenu du NMD en tant que moteur d’investissement et de développement, et outil de réalisation de la justice sociale, a-t-il ajouté.

M. El Moumni a, en outre, relevé que l’Université marocaine est appelée aujourd’hui à adhérer pleinement et inconditionnellement au processus de réussite des chantiers du Pacte national pour le développement dans le volet lié à l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et à l’innovation, et ce en adoptant les directives du programme gouvernemental, notamment en ce qui concerne la deuxième partie portant sur la valorisation du capital humain.

Pour le président du l’UAE, la mise en oeuvre des Hautes orientations royales dans ce sens nécessite d’assurer les conditions nécessaires pour une université forte, intégrée et intégrante de ses différentes composantes, à savoir les professeurs, les administrateurs et les étudiants, sans oublier l’environnement socio-économique et les partenaires nationaux et internationaux.

Les 1ères Rencontres de la responsabilité sociétale de l’université marocaine visent à ouvrir le débat et à valoriser le dialogue entre les différentes parties prenantes, en vue d’élaborer des recommandations participatives et des orientations pratiques, qui permettraient de placer ce mécanisme parmi les outils de mesure de la position des universités marocaines et de se réunir périodiquement, afin de débattre de diverses questions, a-t-il noté.

Quant à Mme Bouayach, elle a affirmé que le choix du thème a toute son actualité, étant donné que l’université est un outil de mise en œuvre d’une partie essentielle de la politique publique, en plus de son rôle dans l’éducation et la recherche scientifique, ainsi que sa fonction au service de la société, à travers la construction d’une société du savoir, la formation de compétences démocratiques, la mise en place d’une culture de citoyenneté et l’accompagnement de l’évolution des valeurs.

Le fait que les universités accomplissent leur responsabilité sociétale en fait des institutions qui ne se limitent pas au statut de partenaires, mais plutôt des alliés stratégiques pour les défenseurs des droits et des libertés, a-t-elle insisté, ajoutant que l’université a la capacité d’être une institution qui reflète les valeurs de la citoyenneté, avec à leur tête l’engagement en faveur de la dignité humaine, le respect de la différence et de la diversité culturelle, ainsi que la lutte contre la discrimination et la participation volontaire aux questions sociétales.

La responsabilité sociétale des universités réside également dans le fait d’influencer la qualité des relations et le développement des mentalités, puisqu’elles sont qualifiées, plus que toute autre institution, d’être non seulement un lieu de promotion des valeurs d’égalité et de dignité, mais également fondatrices de leur légitimité intellectuelle et politique, a-t-elle poursuivi, notant que compte tenu du rôle essentiel des universités dans la production du savoir, elles sont les mieux placées pour accompagner la dynamique des mutations sociales et aider la société à les comprendre et à les appréhender, en particulier en ce qui concerne les aspects liés à l’évolution des valeurs.

Ce 1er débat intervient en application des fondements et prémisses posés par SM le Roi Mohammed VI pour l’université marocaine, et sur la base du cadre légal des exigences sur lesquelles l’université marocaine a été fondée par la loi n° 01.00 relative à l’enseignement supérieur, ainsi que la loi-cadre relative au système d’éducation, de formation et de recherche scientifique n° 17.51, et conformément au contenu du modèle de développement et du programme gouvernemental.

Les travaux de cette rencontre sont encadrés par un groupe de spécialistes, juristes, syndicalistes, praticiens et tous les partenaires internes et externes de l’université.

Cet événement ambitionne d’ouvrir la discussion et le partage d’expériences, et d’assurer l’intégration à des mécanismes nationaux matures pour promouvoir les meilleures pratiques au sein des institutions universitaires marocaines, des pratiques basées sur l’application de la loi et l’établissement de la compatibilité entre toutes les composantes du système de l’Enseignement supérieur, la recherche scientifique et de l’innovation, en plus de passer en revue des expériences similaires dans ce domaine.

Source : maptanger.

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